Voyage Tritriva madagascar



Antsirabe est bien la ville d’eau que nous connaissons sous la réputation de « Vichy malgache ». En plus des nombreuses sources thermales qui font de cette ville une destination touristique appréciée, aussi bien par les touristes étrangers que les nationaux qui veulent se refaire une santé, cette capitale des pousses-pousses possède dans ses périphéries de très beaux sites. Préparez-vous à un spectacle d’enchantement, de ravissement et découvrez en même temps une belle histoire d’amour comme celle de Roméo et Juliette de Shakespeare.

En prenant la route de Morondava, vous arriverez à l’entrée d’un village appelé Talata (qui se traduirait littéralement « mardi », l’on se demande pourquoi). Aux portes de ce village se trouve un panneau bleu indiquant plus loin, après une petite bifurcation, le lac de montagne d’Andraikiba à 1km et le lac volcanique Tritriva à 10km.

Les rives d’Andraikiba sont idéales pour faire des pique-niques au frais ou de belles balades au vert au milieu des bois. Les Malgaches se font une tradition annuelle d’y passer les lundis de pâques et de pentecôtes, en famille ou entre associations.

A 10 km d’Antsirabe, le lac Tritriva sommeille au creux du mont Tritriva, à une profondeur de 160 mètres, entouré et protégé par un rideau épais de pins pleureurs de type mexicain reconnaissables à ses feuilles tombantes telles de longues aiguilles allant par groupe de 3, on les appelle les « Pinus Patula ».

Le lac s’est formé au creux d’un cratère de volcan où stagne une eau d’un vert sombre qui change de ton (tantôt du bleu sombre, tantôt du vert turquoise) selon le point d’observation et aussi selon le reflet de la lumière du soleil.

La légende qui l’entoure, tirée d’une histoire vraie d’ailleurs, raconte que 2 jeunes gens (Rabeniomby et Ravolahanta) s’y sont donnés la mort à cause d’un amour impossible, entravé par la barrière sociale constamment imposée par la famille et l’entourage. La jeune femme, Ravolahanta, était la fille d’un roi tandis que Rabeniomby, l’élu de son cœur, était issu du petit peuple.

Des hypothèses sont émises selon lesquelles le couple se serait réincarné dans deux arbustes entrelacés comme les fameux baobabs amoureux, que leur sang aurait teinté les tiges et les feuilles de certaines fleurs poussant aux abords du lac, et que ce lac aurait le pouvoir de réaliser les vœux d’un couple qui y jetterait une pièce de monnaie.

Auteur : Bonbon